HISTOIRE ET PATRIMOINE

Situé sur une portion de l’Aubrac, le plateau de la Viadène abrite la commune de Saint-Amans-des-Côts. Romains et gaulois (plus précisément les Ruthènes) ont laissé leurs traces, mais il existe également quelques signes rupestres qui nous entraînent encore plus loin en arrière… La Viadène est un plateau granitique au relief vallonné qui culmine à 900 mètres. Il constitue les contreforts ouest des monts d’Aubrac et s’étend sur un territoire de 390 km environ pour une altitude moyenne de 720 mètres. C’est une vaste zone rurale de montagne aux paysages variés, composée de hauts pâturages, de forêts, de châtaigniers et d’arbres fruitiers, entrecoupée de petites vallées. On rejoint le «Pays des côtes» dit «Pays des Coustoubis» (vignerons). Le nom de Viadène tirerait son origine de deux mots latins «via asini» qui veut dire «chemin de bêtes de charge». En effet, jadis ânes et mulets étaient nombreux à transporter les marchandises de commerce.

  • Les Romains ont séjourné ici comme le témoigne des tégulas (tuiles galloromaines) retrouvées enfouis dans la terre.

  • En 1341, le village comptait 245 « feux », soit environ 1300 habitants.

  • Le style roman du portail de l’église date de la fin du moyen âge.

  • En 1645, la première école à Saint-Amans-des-Côts s’appelait «maison du Collège». Les habitants étaient en majorité des fermiers, des artisans et aux alentours les vignes produisaient du bon vin.

  • En 1790, le Rouergue devient le département de l’Aveyron en gardant pratiquement les mêmes frontières.
    Saint-Amans-des-Côts s’est écrit durant longtemps « Saint-Amans-des-Copts ». (Saint Amans, décédé en l’an 487, a été le premier évêque de Rodez).

  • La locution « des Copts » puis « des Côts » traduit du patois « des coups » aurait pour origine deux légendes de combat. Un premier combat entre Gaulois et Romains
    et un second durant la guerre de 100 ans. Ces deux batailles sanglantes se seraient déroulées sur « les Molèdes » (au-dessus de la maison de santé). Il est écrit qu’à la guerre de 100 ans, le sang d’une bataille aurait coulé jusqu’à l’église qui a été saccagée. Cette église se situait à l’époque sur la place du foirail. Sur les Molèdes une petite chapelle appelée « l’Oratoire des Molèdes » abriterait un soldat français et un soldat anglais, enterrés côte à côte.

L’église de Saint-Amans-des-Côts

Suite à la destruction de l’église primitive du village, son portail de style roman aurait été déplacé sur la tour de défense et de guet qui faisait également office de grenier et de refuge. N’ayant ni château ni seigneur, les habitants avaient construit cette tour à l’endroit le plus haut placé, sur le roc de granit à
l’emplacement du clocher de l’église actuelle. Le portail d’origine romane avec ses arcs en plein cintre serait le seul élément provenant de l’ancienne église. On connait l’époque d’une première extension datée de 1507, comme l’indique l’inscription sur une pierre située dans l’embrasure d’une fenêtre. L’église s’est agrandie et le bas-côté droit a été créé en absorbant une petite chapelle de patronage laïque.
En 1911, la municipalité dote l’église d’un clocheton et d’une horloge avec l’argent affecté autrefois au budget des cultes.
En 1996, au cours de la restauration intérieure de l’église, un grand retable a été découvert. Il est datée de 1626 et signée par Ludovicus Gomez. Il représente le Rosaire entouré des mystères et constitue un des joyaux de notre église.
L’église de Saint-Amans-des-Côts se présente aujourd’hui comme un imposant édifice de 20 m de haut avec un clocher à peigne garni de 5 cloches datées de 1640 à 1780.

L’église de Touluch

En l’an 1328, Touluch possédait une église d’origine romane, avec un clocher à peigne où se trouvaient quatre cloches. Il était coutumier de sonner les cloches pour éloigner les orages. C’est la plus ancienne datée de 1709. Elle porte une inscription en latin dont la traduction est «de la foudre et de la tempête, délivrez nous Seigneur». On raconte qu’au moment de la récolte des métaux pour sa fonderie, une habitante serait venue avec un tablier rempli de pièces d’étain, d’où ce ton très clair qui la rend plus efficace. Jadis un porche était accroché en façade. Il avait pour office d’accueillir les futurs baptisés.

L’église de Saint-Juéry

L’ancienne paroisse de Saint-Juéry placée sous le vocable de Saint-Georges, a plus de 1 000 ans. Elle a été donnée en juillet 920 à Fredolon, abbé à l’abbaye de Vabre.
Le chœur en plein cintre paraît dater du 11è siècle. Son style est roman avec voûte en berceau soutenu par un arc doubleau, seul vestige de l’ancienne nef romane. Le corps de l’église daterait du 14è siècle, époque où elle se serait agrandie.
En 1898, un coup de vent a eu raison de la vétusté du clocher à peigne et un clocher-flèche tout neuf a été rebâti au dessus du porche, c’est-à-dire à l’opposé.
En 1935, l’église remet à nu les belles pierres de granit qui forment les piliers, les nervures des voûtes et l’ensemble du chœur. Dans sa nouvelle parure, l’église de Saint-Juéry avait la réputation d’être la plus belle et la mieux tenue de la région.

Le lac de Maury attire les carpistes de toute l’Europe

(Terre d’Aubrac N°8)

Appelé aussi «lac de la Selves» ou «lac de Saint-Amans-des-Côts», ce lac en forme de V culmine à 588 mètres d’altitude. Il se situe à la confluence de la Selve et du Selvet, toutes deux rivières de montagne. Sa superficie est de 166ha avec une capacité de 34.2millions de mètres cubes.
Il est facilement accessible pour des activités touristiques, telles que la pêche et les sports nautiques mais c’est en bateau qu’il sera le plus agréable à prospecter.
Il est réputé pour ses richesses poissonneuses en perches et brochets, carpes, tanches, poissons blancs ainsi que les truites.
Implanté au milieu de magnifiques paysages de montagne de la basse Viadène, il se situe sur les territoires des communes de Saint-Amans-des-Côts, Florentin-la-Capelle et Montpeyroux.

Son histoire : Le barrage Voûte en béton de Maury à vocation hydro-électrique est situé sur la Selves, un affluent de la rive droite de la Truyère. Il mesure 65m de haut et 188m de long. Après un dénivelé de 336 mètres, une galerie longue de six kilomètres prolongée d’une conduite forcée d’un kilomètre de long alimente la centrale hydroélectrique de Lardit. Il a été mis en eau en 1947.